Pages
Thèmes
- dialogue inter religieux et oecuménisme (1)
- famille (6)
- femmes dans l'Eglise (10)
- les laïcs dans l'Eglise (3)
- liberté de parole (12)
- liberté religieuse (6)
- société (17)
Affichage des articles dont le libellé est liberté de parole. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est liberté de parole. Afficher tous les articles
jeudi 6 février 2020
jeudi 6 juin 2019
Synthèse des quatre rencontres sur le cléricalisme
Dans la suite de notre synode
diocésain et en réponse à la lettre du pape François (août 2018) aux
catholiques du monde, nous avons débattu, dans l’esprit de dialogue et de liberté de
notre groupe, des excès du
cléricalisme (considéré comme terreau favorisant les abus actuels).
A
cette occasion, nous avions souhaité aller vers les « périphéries »,
c’est à dire parfois en des lieux « profanes » (salle d’un cinéma art
et essai ou d’une brasserie) pour débattre avec le plus grand nombre de ces
questions qui ne concernent pas uniquement les croyants pratiquants.
Synthèse des réunions
Propositions pour réparer l’Église :
Les constatations des défauts
dans l’organisation de la vie en Église ont été nombreuses (voir
ci-après) ; elles nous ont suggéré, avec un large assentiment des
participants, des propositions concrètes pouvant contribuer à y remédier. Nous
souhaitons les mettre en avant pour manifester notre confiance dans notre Église et notre espoir.
- Promotion de lieux où la parole puisse circuler entre tous.
- Clarification dans l’Église des notions de service, pouvoir et d’autorité.
- Délivrance plus systématique de lettres de mission (pour clercs et laïcs).
- Davantage d’ouverture sur le monde pour les séminaristes en formation.
- Obligation de consultation d’assemblées « paroissiales » dans chaque secteur et participation de ces assemblées lors de la nomination d’un prêtre.
- Assemblées dominicales avec partages (parole, prière, communion), même en l’absence de prêtre, pour que la communauté puisse se réunir et continuer à vivre.
- Bénédictions réciproques (entre prêtres et laïcs).
- Le droit canon devrait être ajusté aux réalités sociétales.
- Promotion de lieux où la parole puisse circuler entre tous.
- Clarification dans l’Église des notions de service, pouvoir et d’autorité.
- Délivrance plus systématique de lettres de mission (pour clercs et laïcs).
- Davantage d’ouverture sur le monde pour les séminaristes en formation.
- Obligation de consultation d’assemblées « paroissiales » dans chaque secteur et participation de ces assemblées lors de la nomination d’un prêtre.
- Assemblées dominicales avec partages (parole, prière, communion), même en l’absence de prêtre, pour que la communauté puisse se réunir et continuer à vivre.
- Bénédictions réciproques (entre prêtres et laïcs).
- Le droit canon devrait être ajusté aux réalités sociétales.
Liste (non exhaustive !) des défauts constatés
Lors d’une première réflexion
relative à l’égalité de tous devant le baptême (tous prêtres, prophètes et
rois), nous avons estimé que le travail de cette appropriation de l’égalité
n’est pas assez souvent mis en œuvre, en fonction des dons de chacun.
L’affirmation encore prégnante « Hors de l’Église, point de salut »
nous paraît déraisonnable et d’ailleurs des personnes non baptisées peuvent
bénéficier d’obsèques religieuses.
Nous
avons ensuite échangé sur le manque de lieux de débats dans l’Église ; les
positions divergentes sont difficilement écoutées, le risque habituel étant
d’être qu’elles soient très mal perçues par des clercs, et même certains
laïcs, qui ont peur d’une prise de pouvoir par les laïcs.
Quant
à la place respective des clercs et des laïcs, les prêtres et les séminaristes
sont souvent considérés comme des surhommes, des « hommes de Dieu ».
Les laïcs leur attribuent un pouvoir démesuré. La place
des diacres n’est, quant à elle, pas suffisamment définie.
L’institution Église est perçue comme un monde fermé, un
« bocal » a-t-il été dit,
dans lequel les fonctions, les façons de penser le pouvoir, la transmission des
idées ne peuvent évoluer que très lentement, avec un décalage croissant par
rapport au monde contemporain.
La 4ème rencontre portant plus
spécifiquement sur le rôle des femmes dans l’Église, a fait apparaître quatre
points principaux
- L’Église
aggrave le clivage homme/femme présent dans la société au lieu de faire rupture
et de le réduire. Dans l’Église, la femme est réduite à sa fonction sexuée
traditionnelle. La peur de la femme de la part des clercs est entretenue par
l'absence de contacts réguliers et simples entre hommes du clergé et femmes
laïques lors de la formation des prêtres et dans l'exercice de leurs
ministères.
- La
différence entre commentaire d'évangile (accessible aux laïcs) et homélie
(réservée aux prêtres) peut être frustrante mais concerne plutôt le clivage
entre clercs et laïcs que celui entre hommes et femmes. Cette différence n'a
pas lieu d'être et ne trouve pas de justification en dehors de la nécessaire
formation.
- Le droit
canon ne vient pas de Dieu. Comme tout droit, il a pour vocation la mise en
forme de l'existant pour en garantir les limites.
- A propos de
la dualité hommes-femmes , nous remarquons que l'évangile représente les
identités spirituelle et incarnée de l'être humain par les figures de Marthe et
Marie. Ce sont donc en 2 femmes que sont réunies ces dimensions et non par un
homme et une femme.
vendredi 21 décembre 2018
2019 : cycle de quatre rencontres sur le thème "sortir du cléricalisme"
La lettre au peuple de Dieu que le pape François a publiée au mois d'août dernier nous a fortement interpellés lors de nos premières rencontres à la rentrée.
Le dossier publié dans le journal La Croix "dix pistes pour sortir du cléricalisme " nous semble un bon support pour réfléchir à notre niveau sur ces questions qui nous concernent tous , clercs et laïcs , hommes et femmes.
Le dossier publié dans le journal La Croix "dix pistes pour sortir du cléricalisme " nous semble un bon support pour réfléchir à notre niveau sur ces questions qui nous concernent tous , clercs et laïcs , hommes et femmes.
C'est pourquoi nous avons décidé d'organiser quatre rencontres pendant le 1er semestre 2019 et d'y convier tous ceux et celles qui souhaiteront venir enrichir notre débat.
Pour cela , nous diffusons largement la lettre d'invitation ci-dessous :
"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
Objet : Invitation à venir débattre sur le cléricalisme
(+ d’info : écrire à : « Dialogue et Liberté » (dl33@laposte.net)
Bonjour,
Le groupe « Dialogue et Liberté » composé de baptisés catholiques, se donne pour but d'échanger sur les questions de société, à la lumière de la Foi et en communion avec L’Église.
Notre expérience d'une dizaine d'années nous a permis d'apprécier la richesse d'un dialogue libre et respectueux de nos différences ;
La récente « lettre du pape au peuple de Dieu » nous interpelle fortement et nous engage à agir à notre échelle ;
Aussi prendrons-nous cette année comme fil conducteur de nos rencontres, le document paru dans La Croix (29/08/2018) : "dix pistes pour sortir du cléricalisme" ;
Pour 2019, nous sortons de nos lieux habituels de réunion pour échanger avec d’autres dans l'esprit du synode diocésain.
Nous serions heureux de vous rencontrer lors de l’une de ces réunions voire de plusieurs !
Elles se tiendront de 20 h 30 à 22 h
10 janvier 2019 :
lieu : salles paroissiales Saint Nicolas, rue Saint Nicolas, Bordeaux, tram B (arrêt St Nicolas)
7 février 2019 :
lieu :cinéma l’Utopia, place Camille Jullian, Bordeaux, tram A (arrêt Place du Palais ou Sainte Catherine)
Thème : Utiliser sa liberté de parole (cf La Croix piste 5 )
7 mars 2019 :
lieu : Maison Beaulieu, rue de Saint Genès, Bordeaux, tram B (arrêt Bergonié ou Barrière Saint Genès)
7 mai 2019 : (et non le premier comme précédemment annoncé)
lieu :Bistrot Niel, 7 avenue Abadie, Bordeaux-Bastide, tram A (arrêt Jardin botanique)
Pour adresser une question, avoir un complément d’information…
envoyer un courriel à « dialogue et liberté » ( dl33@laposte.net )
Dans l’attente du plaisir de vous retrouver, nous vous souhaitons de belles fêtes de Noël et de fin
d’année.
Dialogue et Liberté
samedi 12 décembre 2015
"N'ayons pas peur"
Publication d'un triptyque sur l'accueil des migrants
Pourquoi ce document ? (Des indications pour se le procurer figurent à la fin de cet article.)
L'actualité du début de cet automne nous a incités , dans le groupe Dialogue et Liberté, à réfléchir sur les questions posées par l'arrivée en Europe et en France de nombreux migrants , qu'ils soient candidats au statut de réfugiés ou migrants économiques. Les attentats du 13 novembre nous ont surpris en pleine élaboration du document ci-dessous portant sur l'accueil des migrants en France et qui, malgré tout, conserve à nos yeux toute sa pertinence.
Ce document (les six pages en encadré), diffusé en divers points de Bordeaux et environs, peut susciter des interrogations.
Cet article propose des commentaires et des liens en complément du document proprement dit afin d'aider à comprendre notre démarche.
Cet article propose des commentaires et des liens en complément du document proprement dit afin d'aider à comprendre notre démarche.
Mais, à propos, qu'appelle-t-on un "immigré"
Selon la définition adoptée par le Haut Conseil à l'Intégration -en 1991- et reprise par l'I.N.S.E.E., un immigré est «une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France».
Étant bien précisé qu'un immigré devenu Français par naturalisation n'est plus un étranger, mais continue d'appartenir à la population immigrée, avec les immigrés restés étrangers.
Et que les enfants nés en France d'immigrés et choisissant la nationalité française à leur majorité, ne sont pas des étrangers et ne font pas partie de la population immigrée
Étant bien précisé qu'un immigré devenu Français par naturalisation n'est plus un étranger, mais continue d'appartenir à la population immigrée, avec les immigrés restés étrangers.
Et que les enfants nés en France d'immigrés et choisissant la nationalité française à leur majorité, ne sont pas des étrangers et ne font pas partie de la population immigrée
voir aussi à ce propos le site de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM):
le glossaire complet étant disponible ICI
L'article d'entretien sur Migrant, réfugié: quelles différences? avec Catherine Wihtol de Wenden, politologue spécialiste de la migration, publié sur le site "CNRS-Le Journal" le 22 septembre 2015 apporte des précisions sur le droit de migrer.
DOCUMENT TRIPTYQUE DE «DIALOGUE ET LIBERTÉ»
volet 1
les flèches sur la carte ci-dessus évoquent le bilan de l'INSEE publié récemment
(années 2006 à 2013)
dans lequel il apparaît que, jusqu'aux évènements de ces deux dernières années ,les flux migratoires entrants et sortants tendent à s'équilibrer.
Nous y voyons
l'appel à la fraternité inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'homme
et un appel à la raison;
En effet, les chiffres de l'I.N.S.E.E. apportent des éléments de réponse à la question:
«Combien d'immigrés en France?»
- En flux annuels d'immigrés:
Nb./An 2006 2013
Entrées 193.000 235.000
Sorties -29.000 -95.000
Soldes 164.000 140.000
- Des flux de cet ordre expliquent une population immigrée, au 01-01-2014, de 5,9 millions de personnes, représentant 8,9 % de la population totale résidant en France.
[Source: Étude INSEE «L’analyse des flux migratoires entre la France et l’étranger entre 2006 et 2013», parue dans "Insee Analyses" N° 22 - octobre 2015]
************************************************************
volet 2
La France ,fière d'être qualifiée "terre d'asile" , prend-elle fidèlement sa part de la misère portée par les migrants?
Réponses mitigées selon ces études de l'OCDE
étude 2012 de l'OCDE sur des "indicateurs de l'intégration des immigrés" - fiche concernant la France
étude 2015 de l'OCDE et de la Commission de l'UE sur ces mêmes indicateurs - note quant à la France
étude 2015 de l'OCDE sur les "perspectives des migrations internationales" - note concernant la France (en 2013 et 2014)
*************************************************************
volet 3
l'immigration en France n'est pas un phénomène nouveau;
l'expérience passée a montré qu'elle peut être bénéfique pour notre pays
*************************************************************
volet 4
les religions du livre et l'accueil de l’Étranger
************************************************************
************************************************************
volet 5
réflexions ou questionnements dans la vie de tous les jours
volet 6
comment joindre les associations et organismes cités
déplacer le curseur du bas de l'écran de gauche à droite pour lire toutes les informations
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
******************************************************************************************************************************************
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
vendredi 30 mai 2014
La loi naturelle et l’Église
En ce début d'année 2014, nous avions répondu au
questionnaire proposé à tous les évêques catholiques du monde et aux
catholiques de base pour préparer le synode romain sur la famille de 2014-2015; voir article précédent : http://dialogue-liberte.blogspot.fr/2014/02/questionnaire-sur-la-famille-pour.html
Parler de « loi naturelle » nous
a interrogés et nous interroge encore au point que nous avons consacré trois de nos rencontres mensuelles à approfondir cette notion et ses implications. Bien qu'il ne soit pas aisé ni de rapporter l'ensemble des commentaires et réflexions émanant des sous-groupes qui ont planché séparément , ni d'en faire une synthèse, voici quelques thèmes importants qui ont émergé.
Par exemple :
La théorie de la loi naturelle a été élaborée par des philosophes,
croyants ou non.
Peut-on dire qu’elle est « loi
divine » ?
Peut-on dire qu’elle doit s’imposer à notre
conscience ?
De même:
Nous avons apprécié les remarques de
Philippe Bacq s.j. dans ses « propos en guise de préparation au
synode sur la famille ».
(pour consulter cet article , suivre ce lien
https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Archives/Documentation-catholique-n-2514-H/En-guise-de-preparation-au-Synode-sur-la-famille-2014-01-27-1097177
ou celui-ci
http://www.lavigerie.be/spip.php?article1553
https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Archives/Documentation-catholique-n-2514-H/En-guise-de-preparation-au-Synode-sur-la-famille-2014-01-27-1097177
ou celui-ci
http://www.lavigerie.be/spip.php?article1553
Il explique que Thomas d’Aquin
affirmait déjà, à propos de la loi
naturelle, que les personnes sont « Providence » les unes pour les
autres.
Pour la plupart de nos contemporains la loi naturelle c’est simplement
la loi biologique.
Pour nous , alors, une question se pose d'urgence : Si l’Église
souhaite toujours se référer à Saint Thomas d’Aquin, quelle pédagogie doit-elle
développer pour que, quand elle parle de loi naturelle, chacun soit invité à « être providence pour
autrui » ?
la loi naturelle dans les textes de l’Église
Nous avons le
sentiment que, trop souvent, le Magistère
brandit le concept de loi naturelle pour imposer une morale laissant peu
de place à l’altérité. Il nous paraît
nécessaire que la réflexion commune s’ancre davantage dans le respect de la
responsabilité individuelle. Il appartient à chacun d’éclairer sa propre
conscience dans le dialogue avec les autres et sa rencontre avec Dieu.
ou encore:
"la loi naturelle
est inscrite par Dieu au cœur de tout être humain" affirme le Magistère.
"Dieu, nous ne le connaissons pas... » mais le Magistère le
fait parler !!!
L’Église, Magistère et
Peuple de Dieu ensemble, a la responsabilité d’annoncer le « commandement de
l’amour selon l’Evangile » et de proposer à tous une loi universelle.
Cette loi, dans la diversité des cultures et des anthropologies, permet aux hommes de vivre ensemble.
Le respect
de la dignité de soi et de l’autre est cet universel reconnaissable par tous.
Loi naturelle et contraception:
La question n° 7 du questionnaire
pour le synode sur la famille évoque
« des méthodes dites naturelles ». voir ce lien http://bordeaux.catholique.fr/secteur-pastoral-de-talence/la-paroisse/divers/questionnaire-preparatoire-du-synode-sur-la-famille
Qu’est-ce qui est naturel ?
La recherche des périodes de fécondation ou le blocage de la fécondation ? Évidemment ni l’une ni l’autre !!! Quand bien même une méthode serait
naturelle, elle ne peut pas être
elle-même source de légitimité morale.
Le débat n'est pas épuisé:
Amis lecteurs qu’en pensez-vous ? Vos réactions, vos réflexions nous intéressent ! Les commentaires seront bienvenus. A vos
claviers !
mise en ligne le 29 mai par Jean Derouault
vendredi 7 février 2014
Questionnaire sur la famille pour préparer le Synode sur la famille mis en chantier par le pape François
Notre groupe Dialogue et Liberté a trouvé très intéressante la proposition de l'évêché de réfléchir sur le questionnaire posé à propos de l'enquête lancée par le pape François en vue de la préparation du synode sur la famille qui doit se tenir à l'automne 2014. Il a travaillé courant décembre 2013 en sous-groupes, puis s’est réuni en janvier 2014, en réunion plénière, pour apporter sa contribution au questionnaire préparatoire du synode sur la famille.
Si vous souhaitez consulter l'intégralité du questionnaire, vous pouvez visiter ce lien
Voici ci-dessous nos réponses aux questions que nous avons retenues, telles que nous les avons adressées au service de la pastorale familiale du diocèse de Bordeaux.
********************************************************************************
NB : Les questions que nous avons sélectionnées sont reproduites ci-dessous en couleur brune, et nos réponses sont présentées en vert .
En avant-propos, le groupe ‘Dialogue et Liberté’ est
heureux de pouvoir répondre à un tel
questionnaire. Cette initiative nous paraît très positive. Cependant nous
sommes déroutés par le langage employé, difficile à comprendre par la majorité des baptisés.
2. Sur le mariage selon la
loi naturelle
Il ne nous semble pas
qu’à l’époque actuelle les couples
se posent la question de la conjugalité sous l’angle de la loi naturelle. Ce
n’est ni un sujet de préoccupation, ni un centre d’intérêt ; donc pas de
contestation pour un concept qui n’a
pas d’écho dans notre société.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3. La pastorale de la famille
dans le contexte de l’évangélisation
f) Quelle
attention pastorale l’Église a-t-elle montré pour soutenir le cheminement des
couples en formation et des couples en crise ?
Il y a beaucoup de
propositions qui sont nées de l’initiative de chrétiens, tant pour la préparation que pour
l’accompagnement en situations de crise, et cette diversité est bonne.... et à encourager. Il existe aussi beaucoup de
propositions dans les paroisses.
Il faut noter l’intérêt de
l’initiative de catholiques qui accompagnent la préparation et la célébration
de mariages civils Les maires sont de plus en plus attentifs à la qualité de
ces mariages civils.
On note que les personnes en
difficulté se sont senties aidées et accompagnées par des prêtres dans les
paroisses mais elles affirment toutes, en même temps, que le discours de
l’Eglise hiérarchique les rebute.
Il faudrait faciliter une présence aux couples en crise.
Faudrait-il créer des services d’écoute
pour les « couples en crise », à la manière
des équipes d’accompagnement des familles en deuil ? (après formation
indispensable).
Pourquoi interdire à des couples
remariés après divorce de participer aux équipes de préparation au mariage ?
Ils ont pourtant une expérience riche
à apporter. Certes il ne faut pas qu’ils soient les seuls dans la préparation !
Nous constatons que beaucoup de
jeunes à la marge sur le plan de la foi (ce sont ceux que le Pape François veut
rencontrer à la périphérie) souhaitent une « belle cérémonie » pour fêter leur
union, mais pas forcément un sacrement.
Pourrait-on leur proposer une fête et un cheminement catéchuménal comme pour le baptême des adultes ? Ce chemin
pourrait aboutir éventuellement au
sacrement de mariage. Le mariage c’est la base de la solidarité humaine : les
crises de l’emploi notamment sont souvent prises en charge, de fait, par la solidarité familiale.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
4. Sur la pastorale pour
affronter certaines situations matrimoniales difficiles
a)
Le
concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre
Église particulière ? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement ?
b)
Existe-t-il
des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile ?
Y-a-t-il des données statistiques sûres ?
Proposer l’Évangile sur la famille s’avère plus que jamais
urgent et nécessaire. L’importance du thème se manifeste par le fait que le
Saint-Père ait décidé d’établir pour le Synode des Évêques un itinéraire de
travail en deux étapes: la première, l’Assemblée Générale Extraordinaire de
2014, visant à préciser le “status quaestionis” et à recueillir les témoignages
et les propositions des Évêques pour annoncer et vivre de manière crédible
l’Évangile de la famille ; la seconde, l’Assemblée Générale Ordinaire de 2015,
pour chercher des lignes d’action pour la pastorale de la personne humaine et
de la famille.
Le concubinage est la pratique courante dans notre société
actuelle. Parfois il est définitif (avec ou sans Pacs) et semble en
progression. Le pourcentage doit en être connu de l'Insee. Parfois il est temporaire
mais de durée variable pour plus de 95% des couples avant mariage civil et
religieux.
c)
Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante
dans votre Église particulière ?
À
quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement ? Comment affronter cette
réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés ?
d)
Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière ?
Ils en sont conscients ? Manifestent-ils simplement de l’indifférence ? Se
sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir
les sacrements ?
e)
Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à
l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation ?
Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces
sacrements ?
Les divorces, fréquents après
mariage civil (47% des cas) sont aussi
une réalité importante après mariage religieux
(plus de 35 à 40%), suivis de remariage dans 2/3 des cas.
Notre groupe relève que ce n'est
pas le Christ qui a institué le mariage mais l'Eglise (IXème siècle). Pourquoi
stigmatiser des situations par une « pastorale particulière » ? L'Eglise devrait,
non « catégoriser» mais
accueillir des personnes
dans leur singularité. La
vocation de l'Eglise est « universelle ». Les personnes connaissant ou ayant
connu des difficultés ne sont-elles pas avant tout des hommes et des femmes «
en chemin » comme chacune et chacun ? Pour celles (les plus rares) qui persistent
dans une pratique religieuse, la plupart ressentent non seulement une
souffrance mais aussi et surtout une incompréhension des « règlements de
l'Eglise » (refus de sacrements), sentiment partagé par bien des croyants
et incroyants de leurs entourages.
f)
La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la
déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle
contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées? Si
oui, sous quelles formes?
g)
Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas ? Comment cette
activité pastorale se déroule-t-elle ? Existent-ils des programmes à ce propos
au niveau diocésain et national ? Comment la miséricorde de Dieu est-elle
annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés ; comment le soutien
de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte ?
Les reconnaissances en nullité de
mariage nous semblent un comble d’hypocrisie dans bien des cas !
Une « simplification canonique » ne résoudra rien, tant
pour le couple que pour les enfants et l'entourage. Pourquoi déclarer invalide
un mariage qui a existé (même dans sa dimension spirituelle) au risque de
blesser les personnes (époux et enfants) ? Ce qui est à annuler c’est la
sacramentalité ; comment pourrait-on « annuler » la vie de ce
couple en ses premières années ? Qu’on dise que le mariage n’était pas
sacramentel OUI ! qu’on dise que ce qui s’est vécu,
c’était « nul » NON !
Jésus a accueilli tout le monde.
Pourquoi une pastorale particulière et stigmatisante ? L’Eglise déploie une
grande énergie à tenter de résoudre les problèmes qu’elle a créés
elle-même : sacralisation
rapide des mariages
religieux et refus
obstiné de réconciliations.
Lorsqu'on parle de miséricorde il faut se souvenir que la miséricorde de Dieu
passe par la bonté des personnes (et donc de nous tous,
membres de l'Eglise).
L’Eglise orthodoxe a une pratique différente de la nôtre. Nous
aurions probablement à entendre ce qu’elle peut nous dire à ce sujet.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
5. Sur les unions de personnes
du même sexe
a : Existe-t-il dans votre pays une
loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque
équivalence au mariage ?
Une loi a été votée en France sur
le mariage civil
b : Quel est le comportement des
Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles
entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type
d’union ?
L'Eglise (cf. articles du
catéchisme) est opposée à l'union homosexuelle. Elle dit que Dieu réprouve
l'homosexualité mais Dieu n'est-il pas trop souvent le « refuge de l'ignorance
»? Toutefois des baptisés, prêtres et laïcs,
accueillent positivement les personnes et les couples homosexuels.
c : Quel est le comportement des
Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles
entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type
d’union ?
Ne pourrait-on envisager un
accueil et une bénédiction qui soit leur adaptée ?
d : En cas d’unions entre personnes
du même sexe qui aient adopté des enfants quel comportement pastoral tenir en
vue de la transmission de la foi ?
Cette question nous a paru «
inadmissible ». Les enfants doivent être
accueillis
(catéchèse et sacrements) sans stigmatisation, quelle que soit leur situation familiale.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
7. Sur l’ouverture des époux à
la vie.
Il conviendrait de parler, non pas
de paternité, mais de parentalité responsable…
La doctrine morale de
Humanae Vitae n’est
pas acceptée par
la plupart des chrétiens, y compris pratiquants ;
beaucoup ont quitté l’Eglise à cause d’elle. Les plus jeunes ne la connaissent
pas !
Il nous semble que l’Eglise doive
prôner la qualité de l’amour entre deux êtres et appeler à un idéal de vie, et
non pas faire une évaluation morale des méthodes de régulation des naissances.
Chaque couple est un cas
particulier et doit en conscience adopter celle qui convient le mieux pour l’accomplissement de sa relation.
Les modes de vie contemporains
rendent difficiles l’observance des méthodes dites naturelles et l’éducation civile
ne les retient pas comme fiables.
Il faut promouvoir une
mentalité ouverte envers la natalité sans
favoriser systématiquement la croissance des naissances, du moins au
niveau mondial.
Des chrétiens s’éloignent de
l’Eglise à cause de sa position sur l’assistance médicale à la procréation, pour d’autres
qui recourent à ces méthodes
c’est un surcroît d’angoisse et de souffrance.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
8. Sur le rapport entre la
famille et la personne
c)
Quelles
situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent-elles
devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ ?
Il y a des paroles de l’Eglise sur des situations familiales qui sont insupportables : par ex,
la condamnation, encore aujourd’hui, de
la contraception. Le sensus
fidei n’a pas été respecté sur cette question. Beaucoup de déclarations de l’Eglise
sur la sexualité sont irrecevables par les familles.
La condamnation des homosexuels
par des responsables d’Eglise éloigne du Christ les familles dans lesquelles
ils vivent.
Les discours intransigeants ne tiennent pas compte de la
personne dans sa situation et l’éloignent souvent du Christ
et de l’Eglise, au lieu d’annoncer la miséricorde. La maladie et la mort sont
des situations qui peuvent entraîner des réactions de révolte, situations
auxquelles les communautés ecclésiales doivent être particulièrement
attentives.
Les familles qui ont un enfant handicapé peuvent, du fait de cette souffrance, s’éloigner du Christ.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
9. Autres défis et propositions
La célébration des obsèques est un
lieu et un moment privilégiés pour accueillir la diversité des situations
familiales avec leurs ratés et leurs échecs et pour y dire l’amour de Dieu ;
Des réalités qui se posent aux
familles ne sont pas évoquées par ce questionnaire (par ex les familles
recomposées, les familles monoparentales...)
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
mis en ligne le 7 février 2014, par Jean Derouault
Inscription à :
Articles (Atom)






