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lundi 9 mars 2015

Réponse de D/L à quelques points du questionnaire « SYNODE 2 » sur la famille


Le groupe bordelais  Dialogue et Liberté  a pris connaissance des conclusions du Synode 1 sur la famille et du questionnaire préparatoire  au Synode 2.
Il y a réfléchi durant plusieurs semaines de façon approfondie (travail en 4 sous-groupes, échanges fréquents par internet , 2 réunions générales du groupe, de 2h chaque fois etc. …,).
Nous disons tout d’abord notre déception de ne voir donnée nulle part, ni depuis le Vatican, ni depuis le diocèse ,  une indication significative des réponses des catholiques aux questions posées lors du synode 1 (pastorale, accompagnement, homosexualité, remariages après divorces etc.)
            Certes, les conclusions provenant du Synode 1 comportent des idées et/ou des suggestions intéressantes mais le plus souvent exprimées en termes quasiment « définitifs ».


            Notre groupe, comme bien d’autres, a l’impression qu’il est seulement demandé aux catholiques des suggestions pour mettre en œuvre ce qui a DÉJÀ été décidé, sans remise en cause des affirmations et des habitudes.
            Or toute pastorale qui ne partira pas des réalités contemporaines est vouée à l’échec.
            Notre position « globale » est en effet qu’on ne peut pas parler d’accompagnement lorsqu’on impose d’emblée une vision canonique du mariage (préparation, sacrement, etc..).
            Dieu est Amour, Dieu accompagne tout Amour. C’est à partir de cette certitude que l’Église doit renouveler tous ses efforts (Déclarations et pastorale)
Voici ci-dessous les réflexions à propos des points qui nous ont particulièrement interpellés

NB- le texte complet des lineamenta du Synode I et des questions préparatoires au Synode II peut être obtenu ici : télécharger le fichier PDF     à partir du site du diocèse de Bordeaux

lineamenta n° 51 à 53 ; questions 37-38

Remariés après divorce : une situation d’exclus ?

La réflexion qui nous est proposée porte sur le travail du magistère et non sur le vécu et l’attente des personnes, et des chrétiens d’aujourd’hui.
Nous croyons à l’indissolubilité de l’amour de Dieu et à sa miséricorde sans limite.
Ce point nous semble être la base de toute réflexion pastorale. Quand on parle d’amour ou de désamour, on ne parle pas de règles juridiques.
Est-ce que le sacrement touche à la question du droit et du pouvoir, ou à la question de la foi, de l’Évangile et du lien ?
Une doctrine vraie peut être en contradiction avec les pratiques dominantes mais elle ne peut nier la réalité des personnes.  Sinon elle est inaudible, et s’expose   à être rejetée par ceux à qui elle est destinée.

lineamenta n° 57-59 ; questions n° 41-44

Et l’interdiction de la pilule ?  :          Les laïcs ont choisi de passer outre !

La qualité de l'amour entre époux est plus importante que la méthode de régulation des naissances choisie. C'est le but qui compte et non le moyen, en vue d'une pater-maternité responsable et harmonieuse.
Comment peut-on imaginer une injonction de Dieu ou de Jésus à choisir entre une bandelette pour analyse de la glaire cervicale et la prise d’un contraceptif ?
Sans compter que les méthodes dites naturelles ne sont pas validées par la quasi totalité des scientifiques car elles ne sont ni pratiques, ni facilement applicables.

Questions 41-44

Il est scandaleux de lier générosité et nombre d’enfants !

Avant d’alerter sur le risque futur de dénatalité, il faut prendre en compte aujourd’hui le surpeuplement de certaines contrées pauvres.  La régulation des naissances doit être encouragée vigoureusement dans l’intérêt des parents et des enfants, donc du bonheur familial.

Question n° 44 

Aucune femme n’avorte de gaîté de cœur !

Parler de plaie est stigmatisant pour les hommes et les femmes qui décident  d’un avortement.
Dans certaines situations, l'avortement apparaît comme la solution la moins mauvaise, même si elle est toujours regrettable.


Lineamena n° 36 & 39, questions 28 & 29

De la préparation au mariage : le § 39 du lineamenta : un risque d'embrigadement ?

Qu’on le regrette ou non, nos contemporains ne se retrouvent pas dans une préparation au mariage posée du seul du point de vue de la norme ou de l’idéal. Leur vie de foi se développe non  à partir de l’exposition des dogmes mais à partir de rencontres humaines avec des chrétiens témoignant de ce que l’Évangile vient éclairer. Les futurs époux ont toute leur vie pour découvrir toutes les dimensions du mariage chrétien. Il n’est donc pas nécessaire de leur asséner toute la réflexion de l’Eglise quand ils se présentent à elle.
D’ailleurs - et c’est une chance - les équipes de préparation au mariage savent proposer un cheminement qui peut ouvrir sur la rencontre du Christ.

questions 45 & 46

Osons l’ouverture : diffusons les bonnes pratiques

Il existe déjà différentes pratiques :
- catéchèse pour tous
- matinées communes enfants et parents ensemble- (ex. pratiques du secteur pastoral Bruges Le Bouscat Diocèse de Bordeaux)
- première  annonce de la foi  proposition du B’Abba par le diocèse de Poitiers et repris ailleurs)
- Une diffusion de ces pratiques pourrait permettre aux  équipes d’évangélisation d’avoir des moyens pour adapter les meilleures réponses possibles aux demandes des personnes

mise en ligne par J.Derouault

vendredi 30 mai 2014

La loi naturelle et l’Église


En ce début d'année 2014, nous avions répondu au questionnaire proposé à tous les évêques catholiques du monde et aux catholiques de base pour préparer le synode romain sur la famille de 2014-2015; voir article précédent : http://dialogue-liberte.blogspot.fr/2014/02/questionnaire-sur-la-famille-pour.html

Parler de « loi naturelle » nous a interrogés et nous interroge encore au point que nous avons consacré trois de nos rencontres mensuelles à approfondir cette notion et ses implications. Bien qu'il ne soit pas aisé ni de rapporter l'ensemble des commentaires et réflexions émanant des sous-groupes qui ont planché séparément , ni d'en faire une synthèse, voici quelques thèmes importants qui ont émergé.


Par exemple :

 

La théorie de la loi naturelle a été élaborée par des philosophes, croyants ou non. 
Peut-on dire qu’elle est « loi divine » ?
Peut-on dire qu’elle doit s’imposer à notre conscience ?
 

            De même:


Nous avons apprécié les remarques de Philippe Bacq s.j. dans ses  « propos en guise de préparation au synode sur la famille ».

 Il explique que Thomas d’Aquin affirmait déjà,  à propos de la loi naturelle, que les personnes sont « Providence » les unes pour les autres.
Pour la plupart de nos contemporains la loi naturelle c’est simplement la loi biologique. 

Pour nous , alors, une question se pose d'urgence : Si   l’Église souhaite toujours se référer à Saint Thomas d’Aquin, quelle pédagogie doit-elle développer pour que, quand elle parle de loi naturelle, chacun soit invité  à « être providence pour autrui » ?

            la loi naturelle dans les textes de l’Église


Nous avons le sentiment que, trop souvent, le Magistère  brandit le concept de loi naturelle pour imposer une morale laissant peu de place à l’altérité.  Il nous paraît nécessaire que la réflexion commune s’ancre davantage dans le respect de la responsabilité individuelle. Il appartient à chacun d’éclairer sa propre conscience dans le dialogue avec les autres et sa rencontre avec Dieu.

            ou encore: 

"la loi naturelle est inscrite par Dieu au cœur de tout être humain" affirme le Magistère.

 "Dieu, nous ne le connaissons pas... » mais le Magistère le fait  parler !!! 

L’Église, Magistère et Peuple de Dieu ensemble, a la responsabilité d’annoncer le « commandement de l’amour selon l’Evangile » et de proposer à tous une loi universelle.
Cette loi, dans la diversité des cultures et des  anthropologies, permet aux hommes de vivre ensemble.
Le respect de la dignité de soi et de l’autre est cet universel  reconnaissable par tous.

           Loi naturelle et contraception:


La question n° 7 du questionnaire pour  le synode sur la famille évoque « des méthodes dites naturelles ». voir ce lien http://bordeaux.catholique.fr/secteur-pastoral-de-talence/la-paroisse/divers/questionnaire-preparatoire-du-synode-sur-la-famille

 Qu’est-ce qui est naturel ? La recherche des périodes de fécondation ou le blocage de la fécondation ? Évidemment ni l’une ni l’autre !!! Quand bien même une méthode serait naturelle, elle ne peut pas être  elle-même source de légitimité morale.

            Le débat n'est pas épuisé:

Amis lecteurs  qu’en pensez-vous ? Vos réactions, vos réflexions  nous intéressent ! Les commentaires seront bienvenus. A vos claviers !


mise en ligne le 29  mai par Jean Derouault



vendredi 7 février 2014

Questionnaire sur la famille pour préparer le Synode sur la famille mis en chantier par le pape François

 Notre groupe Dialogue et Liberté a trouvé très intéressante la proposition de l'évêché de réfléchir sur le questionnaire posé à propos de l'enquête lancée par le pape François en vue de la préparation du synode sur la famille qui doit se tenir à l'automne 2014. Il a travaillé  courant décembre 2013 en sous-groupes, puis s’est réuni en janvier 2014, en réunion plénière, pour apporter sa contribution au questionnaire préparatoire du synode sur la famille.
Cependant, le temps imparti pour formuler les réponses était bref et le nombre de nos rencontres limité, nous avons sélectionné quelques questions assez proches des thèmes que nous avions déjà abordés et avons rédigé une synthèse pour chacune des questions retenues de façon collégiale selon notre habitude.

Si vous souhaitez consulter l'intégralité du questionnaire, vous pouvez visiter ce lien

Voici ci-dessous nos réponses aux questions que nous avons retenues, telles que nous les avons adressées au service de la pastorale familiale du diocèse de Bordeaux. 

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NB : Les questions que nous avons sélectionnées  sont reproduites ci-dessous en couleur brune, et nos réponses sont présentées en vert .

 En avant-propos, le groupe ‘Dialogue et Liberté’ est heureux de pouvoir   répondre à un tel questionnaire. Cette initiative nous paraît très positive. Cependant nous sommes déroutés par le langage employé, difficile à  comprendre par la majorité des baptisés.


 2. Sur le mariage selon la loi naturelle

Il ne nous semble pas  qu’à l’époque actuelle  les couples se posent la question de la conjugalité sous l’angle de la loi naturelle. Ce n’est ni un sujet de préoccupation, ni un centre d’intérêt ; donc pas de contestation   pour un concept qui n’a pas d’écho dans notre société.

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 3. La pastorale de la famille dans le contexte de l’évangélisation

f) Quelle attention pastorale l’Église a-t-elle montré pour soutenir le cheminement des couples en formation et des couples en crise ?

Il y a beaucoup  de propositions qui sont nées de l’initiative de chrétiens,  tant pour la préparation que pour l’accompagnement en situations de crise, et cette diversité est bonne....  et à encourager. Il existe aussi beaucoup de propositions dans les paroisses.

Il faut noter l’intérêt de l’initiative de catholiques qui accompagnent la préparation et la célébration de mariages civils Les maires sont de plus en plus attentifs à la qualité de ces mariages civils.

On note que les personnes en difficulté se sont senties aidées et accompagnées par des prêtres dans les paroisses mais elles affirment toutes, en même temps, que le discours de l’Eglise  hiérarchique les rebute.

Il faudrait faciliter  une présence aux couples en crise. Faudrait-il  créer des services d’écoute pour les « couples en crise »,  à la manière des équipes d’accompagnement des familles en deuil ? (après formation indispensable).

Pourquoi interdire à des couples remariés après divorce de participer aux équipes de préparation au mariage ? Ils ont pourtant   une expérience riche à apporter. Certes il ne faut pas qu’ils soient les seuls dans la préparation !

Nous constatons que beaucoup de jeunes à la marge sur le plan de la foi (ce sont ceux que le Pape François veut rencontrer à la périphérie) souhaitent une « belle cérémonie » pour fêter leur union,  mais pas forcément un sacrement. Pourrait-on leur proposer une fête et un cheminement  catéchuménal comme pour le baptême des adultes ? Ce chemin pourrait aboutir  éventuellement au sacrement de mariage. Le mariage c’est la base de la solidarité humaine : les crises de l’emploi notamment sont souvent prises en charge, de fait,  par la solidarité familiale.

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4. Sur la pastorale pour affronter certaines situations matrimoniales difficiles

a)      Le concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière ? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement ?

b)      Existe-t-il des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile ? Y-a-t-il des données statistiques sûres ?

Proposer l’Évangile sur la famille s’avère plus que jamais urgent et nécessaire. L’importance du thème se manifeste par le fait que le Saint-Père ait décidé d’établir pour le Synode des Évêques un itinéraire de travail en deux étapes: la première, l’Assemblée Générale Extraordinaire de 2014, visant à préciser le “status quaestionis” et à recueillir les témoignages et les propositions des Évêques pour annoncer et vivre de manière crédible l’Évangile de la famille ; la seconde, l’Assemblée Générale Ordinaire de 2015, pour chercher des lignes d’action pour la pastorale de la personne humaine et de la famille.

 Le concubinage est la pratique courante dans notre société actuelle. Parfois il est définitif (avec ou sans Pacs) et semble en progression. Le pourcentage doit en être connu de l'Insee. Parfois il est temporaire mais de durée variable pour plus de 95% des couples avant mariage civil et religieux.

c) Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église particulière ?

À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement ? Comment affronter cette réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés ?

d) Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière ? Ils en sont conscients ? Manifestent-ils simplement de l’indifférence ? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements ?

e) Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation ? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements ?


Les divorces, fréquents après mariage civil (47% des cas)  sont aussi une réalité importante après mariage religieux (plus de 35 à 40%), suivis de remariage dans 2/3 des cas.

Notre groupe relève que ce n'est pas le Christ qui a institué le mariage mais l'Eglise (IXème siècle). Pourquoi stigmatiser des situations par une « pastorale particulière » ? L'Eglise   devrait,   non   « catégoriser»   mais   accueillir   des   personnes   dans   leur singularité. La vocation de l'Eglise est « universelle ». Les personnes connaissant ou ayant connu des difficultés ne sont-elles pas avant tout des hommes et des femmes « en chemin » comme chacune et chacun ? Pour celles (les plus rares) qui persistent dans une pratique religieuse, la plupart ressentent non seulement une souffrance mais aussi et surtout une incompréhension des « règlements de l'Eglise » (refus de sacrements), sentiment partagé par bien des croyants et incroyants de leurs entourages. 

f) La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées? Si oui, sous quelles formes?

g) Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas ? Comment cette activité pastorale se déroule-t-elle ? Existent-ils des programmes à ce propos au niveau diocésain et national ? Comment la miséricorde de Dieu est-elle annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés ; comment le soutien de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte ? 

Les reconnaissances en nullité de mariage nous semblent un comble d’hypocrisie dans bien des cas !

Une « simplification canonique » ne résoudra rien, tant pour le couple que pour les enfants et l'entourage. Pourquoi déclarer invalide un mariage qui a existé (même dans sa dimension spirituelle) au risque de blesser les personnes (époux et enfants) ? Ce qui est à annuler c’est la sacramentalité   ;  comment pourrait-on « annuler » la vie de ce couple en ses premières années ? Qu’on dise que le mariage n’était pas sacramentel  OUI  ! qu’on dise que ce qui s’est vécu, c’était  « nul »   NON !

Jésus a accueilli tout le monde. Pourquoi une pastorale particulière et stigmatisante ? L’Eglise déploie une grande énergie à tenter de résoudre les problèmes qu’elle a créés elle-même   :   sacralisation   rapide   des   mariages   religieux   et   refus   obstiné   de réconciliations. Lorsqu'on parle de miséricorde il faut se souvenir que la miséricorde de Dieu passe  par  la  bonté  des personnes   (et  donc de  nous tous,  membres de l'Eglise).

L’Eglise orthodoxe a  une pratique différente de la nôtre. Nous aurions probablement à entendre ce qu’elle peut nous dire à ce sujet.

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5. Sur les unions de personnes du même sexe
a : Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage ?

Une loi a été votée en France sur le mariage civil 

b : Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union ?

L'Eglise (cf. articles du catéchisme) est opposée à l'union homosexuelle. Elle dit que Dieu réprouve l'homosexualité mais Dieu n'est-il pas trop souvent le « refuge de l'ignorance »? Toutefois des baptisés, prêtres et laïcs,  accueillent positivement les personnes et les couples homosexuels.

c : Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union ?

Ne pourrait-on envisager un accueil et une bénédiction qui soit leur adaptée ? 

d : En cas d’unions entre personnes du même sexe qui aient adopté des enfants quel comportement pastoral tenir en vue de la transmission de la foi ?

Cette question nous a paru « inadmissible ». Les enfants doivent être accueillis

(catéchèse et sacrements) sans  stigmatisation, quelle que soit leur situation familiale. 

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7. Sur l’ouverture des époux à la vie. 

Il conviendrait de parler, non pas de paternité, mais de parentalité responsable…

La  doctrine  morale  de  Humanae  Vitae    n’est  pas  acceptée  par  la  plupart  des chrétiens, y compris pratiquants ; beaucoup ont quitté l’Eglise à cause d’elle. Les plus jeunes ne la connaissent pas ! 

Il nous semble que l’Eglise doive prôner la qualité de l’amour entre deux êtres et appeler à un idéal de vie, et non pas faire une évaluation morale des méthodes de régulation des naissances.

Chaque couple est un cas particulier et doit en conscience adopter celle qui convient le mieux  pour l’accomplissement de sa relation.

Les modes de vie contemporains rendent difficiles l’observance des méthodes dites naturelles et l’éducation civile ne les retient pas comme fiables.

Il   faut   promouvoir   une   mentalité   ouverte   envers   la   natalité   sans   favoriser systématiquement la croissance des naissances, du moins au niveau mondial. 

Des chrétiens s’éloignent de l’Eglise à cause de sa position sur l’assistance médicale à la  procréation,  pour  d’autres  qui  recourent  à  ces  méthodes  c’est  un  surcroît d’angoisse et de souffrance.

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8. Sur le rapport entre la famille et la personne

c)      Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent-elles devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ ?

Il y a des paroles de l’Eglise  sur des situations familiales qui sont insupportables : par ex, la condamnation, encore aujourd’hui, de  la contraception.  Le sensus fidei n’a pas été respecté sur cette question. Beaucoup de déclarations de l’Eglise sur la sexualité sont irrecevables par les familles.

La condamnation des homosexuels par des responsables d’Eglise éloigne du Christ les familles dans lesquelles ils vivent.

Les discours  intransigeants ne tiennent pas compte de la personne dans sa situation et l’éloignent souvent du Christ et de l’Eglise, au lieu d’annoncer la miséricorde. La maladie et la mort sont des situations qui peuvent entraîner des réactions de révolte, situations auxquelles les communautés ecclésiales doivent être particulièrement attentives.

Les familles qui  ont un enfant handicapé peuvent, du fait de cette souffrance, s’éloigner du Christ.

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9. Autres défis et propositions

La célébration des obsèques est un lieu et un moment privilégiés pour accueillir la diversité des situations familiales avec leurs ratés et leurs échecs et pour y dire l’amour de Dieu ;

Des réalités qui se posent aux familles ne sont pas évoquées par ce questionnaire (par ex les familles recomposées, les familles monoparentales...)

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le 9 janvier 2014

mis en ligne le 7 février 2014, par Jean Derouault

mercredi 23 janvier 2013

A PROPOS DU MARIAGE (improprement appelé) POUR TOUS, (c.-à-d. en pratique, élargi aux personnes homosexuelles)


Mon Église est en souffrance et je souffre pour elle et avec elle.

Le combat emblématique contre le « mariage pour tous » est – on le sait – perdu d’avance. On jugera que ce n’était pas une raison pour ne pas le mener mais il ne servira qu’à ostraciser davantage les croyants dans le paysage médiatique. Et l’on verra plus tard que cette évolution sociétale, déjà acquise dans d’autres états d’Europe, ne va pas ébranler véritablement le mariage traditionnel.
D’ailleurs le P.A.C.S., vilipendé par la hiérarchie à l’époque de son adoption, est entré dans les mœurs. Des évêques demandent actuellement son aménagement pour une équivalence de fait avec le mariage. Un examen de conscience, sans langue de bois, leur permettrait d’avouer cette surprenante conversion ! Ils avaient cependant raison de prévoir  que son adoption n’était que le lancement du premier étage d’une fusée qui en comporterait quatre. La deuxième est le mariage, qui désormais est plus une revendication de reconnaissance   d’égalité entre homo- et hétéro-sexuels et serait une preuve concrète du recul de l’homophobie. Force  symbolique aussi du mot mariage et non union civile.
Le côtoiement d’homosexuels dans le travail et par nos liens sociaux, fait sauter bien des a priori et des peurs dus à la méconnaissance. Le mariage ne tentera majoritairement chez eux que ceux qui aspirent à une histoire stable, peut-être plus que d’autres !. An nom de quel interdit leur refuser cet engagement ?  Ce n’est pas une « Gay Pride » échevelée qui va envahir nos mairies…
Le troisième étage est le prétendu « droit à l’enfant » ( les hétérosexuels l’exercent « naturellement », même si certains s’en montrent indignes  !), le dernier étant la procréation médicalement assistée : autre sujet qu’il faudrait aborder spécifiquement et dont la licéité signerait une complète similitude avec les couples hétéros... La société doit  privilégier en premier, toujours, toujours, l’intérêt de l’enfant, non du couple. Je conçois la perplexité devant la parentalité homosexuelle, la notion de père et mère, de filiation, l’interrogation sur les origines… Chacun a une opinion mais les études psychologiques, psychanalytiques, menées sereinement,  objectivent-elles des troubles plus fréquents ou plus spécifiques dans le cas qui nous occupe ?  A-t-on une  réponse définitivement claire ? L’enjeu est grave dans le contexte de revendication actuel . Cela posé, l’adoption est déjà envisageable pour un célibataire, (vivant possiblement en couple homo), et une autorité parentale peut être déléguée à un autre adulte. Quant aux pratiques de tous ordres qui permettent aux homosexuel(le)s d’ « obtenir ou de se faire faire » un enfant, ce n’est pas une loi qui les empêchera !!!

Pour en revenir au mariage… A ce propos l’institution a mis plus de dix siècles après la mort du Christ pour en faire un sacrement, c’est dire si elle s’est donné le temps de la réflexion !... Donc pour en revenir à notre actualité et au mariage  civil, proprement dit, l’Eglise , qui redoutait de laisser battre le pavé aux seuls intégristes qui la représenteraient, a d’emblée voulu un débat de société, d’ordre anthropologique : approche intelligente et subtile qui lui fait cependant perdre la prétention de parler au nom d’une vérité révélée, irrecevable par beaucoup. La voici donc ramenée à être une voix à égalité parmi d’autres dans un relativisme général qu’elle abhorre ! Il est paradoxal de constater que ce débat, réclamé au dehors, n’a pu se tenir en son sein. D’autres confessions chrétiennes et des théologiens sérieux ne prennent-ils pas des positions différentes de la ligne officielle arrêtée par les évêques ? Les a-t-on entendus ? L’absence d’unanimité serait donc délétère . Qu’il faut de courage pour assumer le risque de passer pour la brebis galeuse…

L’Église a fait de la défense de la famille un  de ses chevaux de bataille, avec comme idéal la Sainte Famille, icône largement fabriquée au cours des derniers siècles. Ce modèle, qui a sa valeur, repose plus sur la Tradition que sur l’Écriture et est connoté  à la civilisation occidentale où s’est épanoui le christianisme.
Autant en matière socio-économique, le catholicisme affiche des positions «  molles », de centre gauche, généreuses mais peu contraignantes, autant en matière de mœurs, elle dicte des interdits stricts, qui la font cohabiter, malgré elle, avec une droite « dure ».

Au jour  où des chrétiens manifestent dans la rue, où l’Église est devenue, sans le vouloir vraiment, un porte-drapeau, auquel beaucoup d’autres voient l’occasion de s’agréger pour manifester contre le pouvoir en place , j’appelle- modestement - mon Église à la modestie… Que, une fois son échec digéré, elle se retourne sur elle-même, qu’elle réfléchisse enfin à la façon convenable d’accueillir tous ceux qui, quel que soit leur « genre », vivent leur sexualité hors mariage. Qu’elle se manifeste à eux comme le sacrement de l’Amour.

le 13-01-13
article rédigé par Dominique Normandin 
cosigné par Véronique de Poncheville, Christine Taussat et Jean-Michel Guillard 
mise en ligne effectuée par Jean Derouault

jeudi 19 janvier 2012

Nous rencontrons tous des familles où les parents sont divorcés, remariés, en souffrance  du fait de leur situation dans l’Église.
Nous nous proposons, avec eux, de réfléchir ensemble à l'accueil dans notre Église.
Nous vous invitons à une rencontre d'échange, de partage et de prière le 28 janvier 2012, à 16 h 30, à L’église Sainte Bernadette d'Arlac (33700 Mérignac).
 


                    16 h 30 accueil
                    16 h 40 - 18 h
Partage d'expériences et relecture  
            Lecture de la Parole (Mt 19)
                    Réactions aux propos de Mgr Thomas
                             Échanges à partir du texte disponible sur le blog
                    18 h prière


18 h 30 Possibilité de partager l’Eucharistie dominicale à Sainte Bernadette

                   19 h 30 Pot de l’amitié
Nous comptons sur vous pour diffuser
cette information autour de vous !

jeudi 22 décembre 2011

Remariés après divorce

Nous connaissons tous des personnes remariées après divorce et souffrons de leur situation dans l’Église. Le texte qui suit fait le point de trois mois de lectures et d’échanges. Nous souhaitons poursuivre et élargir la réflexion au plus grand nombre, au cours d’une rencontre prévue le 28 janvier 2012, à Sainte Bernadette d’Arlac (33700 Mérignac), à partir de 16h30.
« Nous, «Dialogue et Liberté», groupe de catholiques baptisés, engagés dans l’Église diocésaine, sommes attentifs à l'accueil des personnes divorcées et remariées.
Cette question a récemment fait l'objet d'articles et de déclarations diverses; le conseil presbytéral de notre diocèse doit prochainement publier un texte sur la famille qui inclura une réflexion sur ce sujet.
Nous reconnaissons l'indissolubilité du mariage sacramentel, mais nous ressentons comme désincarné, voire involontairement blessant, le ton de certains documents, et attirons l'attention du conseil sur les points suivants :
1. La réalité, telle que nous la voyons tous les jours, est insuffisamment prise en compte par l’Église institutionnelle. Or la réalité n'est-elle pas aussi source d'élaboration théologique ? Que dit à l’Église l’échec de tant de mariages sacramentels ?
2. Est-il évangélique de stigmatiser des pécheurs et de distinguer des justes ? Nous sommes heureux de voir encouragées, dans les secteurs pastoraux, des propositions d’accueil fraternel et chaleureux pour les personnes qui trouvent, aujourd’hui, de nouveaux chemins de foi et de vie dans un remariage civil.
3. Il importe de souligner que, in fine, chacun est renvoyé à sa conscience éclairée et formée. Nous espérons que les baptisés sauront dire haut et fort à tous, dans l'Eglise et dans le Monde, que le Christ est venu pour sauver et non pour exclure.
Nous espérons, malgré les textes diffusés récemment par l’Osservatore Romano, que les théologiens et le magistère, s’appuyant sur le «sensus fidei», poursuivront la réflexion. Nous croyons que le sacrement de mariage ne peut se donner qu’une seule fois; cependant nous déplorons le lien qui est fait entre indissolubilité du mariage sacramentel et accès à la Réconciliation comme à la Table du Pain eucharistique. Pourrons-nous en conscience interdire encore longtemps l’accès à la réconciliation et à la communion, aux personnes divorcées-remariées qui souhaitent rester dans l’Église ?
Dialogue-Liberté